Condamné à te voir rougir, aux mots d'un autre, aux miens plus bleus.
Au moins j't'aurai à l'infini, prisonnière de mon 16/9ème.
Même si nos mains sont désunies, par le verre qui retient les tiennes.
Sept longues années entre nos coeurs, un océan entre nos terres,
et mes larmes en arrosent les fleurs, puisque je n't'ai pas comme lumière.
Ma belle princesse, brune et de neige, je n't'ai qu'en rêves, qu'en courts instants,
moi qui ne puis percer l'écran, ce noir geôlier à mes tourments.
Et quand mes doigts épousent tes lèvres, c'est en différé qu'ils le font.
Unis nous n'sont par la même fièvre, qu'au gré des mots dans mes chansons.
Et c'putain d'ciel est bleu et grand, qu'importe mon trépas est terrestre.
Qu'importe que tes yeux soient diamants, puisque les poches ils ne me lestent.
Au nom d'Christine, du verre et du saint Rémi, que l'on me rebaptise Casper,
pour que l'on s'envole dans la nuit, et puis mon diable, qu'on s'y égare!
Tout devient calme et fantastique, dans le ciel noir de ces barbares,
eux oublient comme sont magnifiques, leurs femmes quand la lune les éclairent.
Tout devient calme désormais, le vent frais me fait frissonner,
la nuit est belle, et la mort l'est, quand elle survient à tes côtés.
La beauté est derrière le verre, mais n'est pour moi, moi j'ai le mal.
Il ne me reste que mon verre, ma blessure et mon paquet d'20.
Une moitié de moi séquestrée, de l'autre côté du canal.
Je reste seul, désespéré, craignant le générique de fin.
Oz...
Voilà un p'tit poème de moi pour Christina Ricci...

